top of page
Capture d'écran Flyer.PNG

Master 2 Santé social (Saso)
de l'Université de Lille

Une approche conjointe de la santé et du social avec une optique sciences de l'éducation et de la formation que je défends avec conviction...

 

LE TRAVAIL EDUCATIF

Un concept au coeur des recherches de l'équipe Proféor du Cirel et de notre approche des professions de la santé et du social

Le travail éducatif recouvre à la fois l'ensemble des activités à visée explicitement éducative (professions enseignantes, éducation spécialisée, éducation pour la santé...), les métiers de l'aide à autrui (le soin, le "care", l'accompagnement des multiples formes de dépendance...), les activités éducatives qui ne sont pas considérées comme un travail au sens strict du terme (éducation familiale, éducation par les pairs...), mais également tout ce qui recouvre le travail éducatif du sujet sur lui-même (articulations dialectiques entre phénomène d'hétéro et d'auto-formation, processus de sublimation, dynamique motivationnelle, etc. (Niewiadomski & Champy-Remoussenard, 2018)

Témoignage d'une étudiante Social - Promotion 2023-24

Après 20 années d’exercice en tant qu’assistante de service social en psychiatrie, j’ai ressenti le besoin et l’envie de faire “autre chose”, d’élargir mes cadres de pensée et d’interroger mes pratiques professionnelles. C’est dans ce contexte que j’ai postulé - et ai été retenue - pour un poste de cadre socio-éducatif au sein d’un nouvel établissement.

C’est ce même établissement qui a accepté de financer la formation dans laquelle je souhaitais m’engager : le Diplôme d’État en Ingénierie Sociale, avec la possibilité d’un couplage avec un Master 2 en Science de l’éducation et de la formation – Social.

À l’origine, ce Master n'était donc pas un choix, mais il a été une opportunité saisie. Une opportunité qui, avec le recul, s’est révélée très enrichissante et positive.

 

Au fil des enseignements dispensés par des intervenants de grande qualité et issus d’horizons disciplinaires et professionnels variés, j’ai pu prendre le temps de questionner mon parcours, mes pratiques, tout en découvrant et en m’appuyant sur des concepts théoriques exigeants.

À priori très académiques, ces enseignements m’ont permis de prendre en compte et de valoriser l’expérience, que ce soit dans une dimension professionnelle ou au contraire, dans les aspects les plus informels et invisibles, en mettant l’accent sur les apprentissages construits dans l’action. Ces apports ont également nourri une réflexion sur l’identité professionnelle m’amenant à mieux comprendre les tensions existantes entre parcours des personnes, attentes institutionnelles et logiques professionnelles, tant dans mon propre parcours que dans l’accompagnement des personnes que j’encadre.

 

Reprendre mes études après la quarantaine a ainsi été une opportunité porteuse de sens : celle de relier de manière concrète et ancrée dans l’expérience, théorie et pratique, parcours personnel et construction professionnelle, travail de terrain et posture réflexive.

 

Aujourd’hui, j’occupe toujours un poste de cadre socio-éducatif et, depuis peu, une focntion de cadre coordinatrice au sein du pôle Recherche du Groupement Hospitalier de Territoire de psychiatrie du Nord pas de calais.

Dans mes missions quotidiennes, je mobilise régulièrement les apports du Master, notamment en matière de management et d’accompagnement du changement. Ils me permettent de jouer un rôle de médiation entre les professionnels, les directions et le corps médical (par exemple dans l’accompagnement à la démarche de certification).

Ils m’aident également à penser les décisions, les arbitrages et les responsabilités dans des contextes souvent complexes, où les acteurs peuvent se retrouver pris dans des injonctions parfois contradictoires.

Enfin, sur le plan du partenariat et des projets, les enseignements du Master m’ont appris à poser un regard plus “méta” sur les situations, à mieux comprendre les logiques institutionnelles et les enjeux qui traversent les diverses politiques sociales.

 

Le Master 2 en Science de l’éducation et de la formation – Social - a donc été pour moi un réel espace de “mise à distance”, de clarification et de consolidation de ma posture professionnelle.

 

CAROLINE

Le Master a constitué un véritable levier dans mon insertion professionnelle, en me permettant de valoriser un positionnement clair à l’interface de l’éducation et de la santé. Les compétences acquises en analyse de situations complexes, en méthodologie d’enquête et en posture réflexive ont directement renforcé ma légitimité lors de mon recrutement

 

Il m’a aussi permis de renforcer mon insertion professionnelle en me dotant d’outils théoriques et méthodologiques directement mobilisables dans mes missions actuelles. En tant que chargé de prévention de la récidive au sein de l’AEM dans le Pas-de-Calais, j’interviens notamment dans le cadre de suivis renforcés en contrôle judiciaire, d’enquêtes sociales, d’auditions de mineurs et d’enquêtes de personnalité. 

 

Les apports du Master me permettent d’analyser plus finement les trajectoires individuelles, les contextes familiaux et sociaux, ainsi que les facteurs de vulnérabilité et de protection. 

La formation a également renforcé ma capacité à intégrer une dimension de prévention santé, notamment dans l’orientation et l’accompagnement des personnes suivies vers des soins ou dispositifs adaptés dans le cadre des obligations judiciaires.

 

Enfin, le Master m’a aidé à développer une posture professionnelle réflexive, essentielle pour l’évaluation des situations, la rédaction d’écrits professionnels et le travail partenarial avec l’autorité judiciaire et les acteurs du territoire.

ANTHONY

TEMOIGNAGE ETUDIANTE 2025-26

 

Mon entrée en formation DEIS et Master 2 Social s’inscrit naturellement dans la continuité de mon parcours en protection de l’enfance. Ce parcours ne s’est pas construit d’un seul élan, mais au fil des expériences, des questionnements et d’une envie constante d’aller plus loin dans la compréhension et l’amélioration des pratiques.

Éducatrice spécialisée, j’ai d’abord exercé au plus près des enfants et des familles. Ce travail de terrain m’a profondément marquée : il m’a appris l’écoute, la patience, la complexité des trajectoires de vie et l’importance du travail partenarial. J’y ai construit une approche clinique solide, ancrée dans la réalité des situations.

Progressivement, le besoin d’agir à un autre niveau s’est imposé à moi. J’ai alors évolué vers un poste de cheffe de service adoption et placement. Cette fonction m’a permis d’accompagner les professionnels dans leurs pratiques, de coordonner les équipes et de piloter des dispositifs, tout en restant attentive au sens de l’action menée auprès des publics.

En parallèle, j’ai contribué à la création de nouvelles structures et à la diversification des modes de prise en charge en placement, avec la volonté d’adapter nos réponses à la diversité des besoins. J’ai également participé à l’élaboration du schéma départemental de l’enfance et à sa mise en œuvre, découvrant ainsi les enjeux de planification stratégique et de développement territorial. Mes expériences d’intérim de direction ont élargi encore ma vision, en me donnant une lecture plus globale du fonctionnement institut représentent aujourd’hui une étape importante de ce cheminement. Ils me permettent de prendre du recul, de mettre des mots et des concepts sur ce que j’ai expérimenté, et de structurer ma réflexion.

Sur le plan professionnel, le Master 2 m’apporte des outils d’analyse institutionnelle et de conduite du changement. Des notions comme l’empowerment, le contenu de la formation dans sa globalité  m’aident à comprendre les organisations dans toute leur complexité, à dépasser une lecture centrée uniquement sur les individus et à interroger les cadres, les tensions collectives et les mécanismes institutionnels qui influencent les pratiques. Cette approche nourrit ma capacité à concevoir des projets, à accompagner les transformations et à penser des réponses plus ajustées aux réalités du terrain.

Sur le plan personnel, cette formation renforce ma posture réflexive. Elle m’invite à questionner mes représentations, à analyser ma place dans les dynamiques collectives et à assumer davantage une posture stratégique. Elle contribue aussi à consolider ma légitimité et ma confiance, en me permettant d’articuler sens, éthique et décision. Malgré la distance entre Mayotte, La Réunion et Lille, suivre les cours du Master a toujours été un véritable plaisir. Chaque session a nourri ma réflexion et enrichi ma pratique professionnelle. Le choix du DEIS s’est donc imposé naturellement, notamment parce qu’il était adossé au Master, permettant ainsi d’articuler formation diplômante et approfondissement universitaire.

Ainsi, le Master Social et le DEIS participent pleinement à mon évolution : d’une professionnelle engagée sur le terrain vers une actrice du changement institutionnel, capable d’agir sur les organisations pour améliorer durablement les réponses apportées aux publics les plus vulnérables.

DAOUSSIATI

Témoignage d'une étudiante diplômée en 2024

 

Au sein du master, j’étais dans l’option Santé, plus précisément à tout ce qui touche à la promotion/prévention santé. J’ai écrit mon mémoire de fin d’études sur la prévention par les pairs. 

 

Après le master j’ai trouvé un poste en tant que conseiller d’action sociale au sein d’une retraite complémentaire. Mon travail consiste à prendre contact avec des personnes ayant fait des demandes d’aides financières pour pallier certaines problématiques : adaptation du logement suite à une perte d’autonomie, entrée en Ehpad, difficultés financières suite à une fracture sociale, frais d’obsèques ou de santé, déménagement, dettes de loyer/ d’énergie.... Mon rôle consiste à contacter les personnes afin de déterminer avec elles pourquoi elles rencontrent des difficultés et ensuite évaluer si la situation nécessite effectivement une aide financière dans le cadre des aides proposées par la caisse de retraite. 

Je me projetais plutôt vers le domaine de la santé, ce que je n’abandonne évidemment pas comme projet ultérieur. Cependant ce poste m’a semblé intéressant dans la mesure où il me permet de venir en aide aux personnes en difficultés. Cette opportunité d'emploi a été possible grâce aux liens étroits entre santé et social au sein du master. Jusqu’ici je n’avais travaillé qu’au contact de jeunes (notamment lors de mon stage), c’était ainsi l’occasion de me familiariser avec un public différent. Savoir diversifier est une qualité essentielle dans le marché du travail aujourd’hui. Ainsi je suis maintenant outillé par des pratiques sur le terrain en santé et maintenant en social,  ce qui j’en suis convaincue m’ouvrira des portes à l’avenir. 

 

En résumé, ce master est une belle opportunité ! 

SOURAYA

Témoignage Etudiante Social Promotion 2023-24

Je m'appelle Gaëlle , j'ai bientôt 40 ans et j'ai récemment obtenu mon master 2  Social. Voici ce qu'il m'a apporté...

 

D'un point de vue personnel : 

 

C'est bizarre d'arriver à presque la quarantaine sans avoir "connu" l'université. Bien sûr j'ai fait des études supérieures, mais celles-ci se sont déroulées au sein d'une école de travail social, pas une université donc. Avant le M2, je n'avais de ce fait jamais suivi de cursus à la faculté. Cela ne m'avait pas vraiment dérangé dans ma vie professionnelle, mais j'ai parfois senti un décalage avec certaines personnes de mon entourage et notamment de ma famille paternelle car ces dernières avaient quasiment toutes suivi un parcours universitaire. C'est très étrange comme sensation, mais j'ai toujours eu l'impression de ne pas faire partie du même monde que ces personnes-là, bien qu'elles m'étaient très proches (mon frère, des oncles et tantes, des cousins/cousines...) 

 

Pourtant, mon autre famille du côté maternel est plutôt issue du milieu ouvrier. Les études universitaires sont beaucoup moins présentes dans les différents cursus, les métiers reflètent plus la classe moyenne... Ces deux familles ont constitué une dualité avec laquelle je me suis construite. J'ai toujours eu le sentiment de ressembler à ma famille du côté de ma mère, celle plus modeste, en ayant toutefois eu l'impression d'accomplir un beau parcours, puisque quand même diplômée assistante sociale.

 

En troisième année d'assistante sociale, je m'étais pourtant inscrite en double cursus avec la licence sciences de l'éducation mais en distanciel. Ce type de pédagogie ne m'a pas permis de pallier ce manque d'expérience universitaire. De plus, je n'ai pas eu ma licence, faute de présentation aux épreuves validant le semestre 2 (Je n'avais pu m'y rendre en raison d'un problème de santé). Cela avait donc conforté mon sentiment premier : celui que les études universitaires n'étaient pas pour moi, et que je vivrais sans.

 

Quand l'occasion s'est présentée de cumuler le DEIS avec le MASTER 2 TISLE, j'ai tout de suite sauté sur l'occasion, en me disant "qui ne tente rien n'a rien", tout en espérant secrètement que l'histoire ne se répète pas. J'ai surinvesti ces études et j'ai travaillé pour être au plus "haut" de ce que je pouvais, d'autant que je payais moi-même ces deux formations, n'ayant aucune prise en charge financière d'un employeur et/ou d'un organisme tiers.

 

Ça y est. J'allais à l'université toutes les semaines, je passais des partiels, je faisais face à des chercheurs, des doctorants, des personnes qui publiaient régulièrement... Je connaissais l'université. 

 

J'ai obtenu mon M2. Moi la fille qui avait toujours eu des capacités scolaires, mais qui ne se sentait pas de ce monde, j'étais comme "eux" J'avais dépassé la barrière invisible et indicible qui me limitait, et me permettait de me sentir en sécurité dans le monde auquel j'appartenais. Je venais d'arriver à bac + 5, et j'avais même rêvé poursuivre en doctorat... Est-ce que ce M2 et ce DEIS ont changé ma façon de voir les choses ? Je ne pense pas. Est-ce que je me sens plus légitime ? Non. Est-ce que je suis fière de moi ? Un peu, c'est peut-être un début...

 

D'un point de vue des connaissances 

 

J'ai appris énormément de choses lors de mes enseignements à l'université. 

 

Le DEIS nous permet de prendre de la hauteur sur une pratique, des organisations, et des politiques sociales. Mais nous restons des experts de terrain" et les intervenants que nous rencontrons alors à l'IRTS nous ressemblent quand même beaucoup : cadres de l'action sociale, anciens diplômés DEIS... Avec le M2, j'ai découvert une autre façon d'apprendre. Non par l'expérience, non par l'échange de pratiques, mais par le fond... je ne sais pas bien l'expliquer, mais c'est comme s'il fallait revenir à la source et avoir des apports théoriques pour comprendre les mécanismes ou éclairer la pratique...

 

D'un point de vue professionnel 

 

Le M2 et le DEIS m'ont permis d'accéder à un poste de cheffe de projet que je n'aurais pu obtenir sans ces diplômes. Toutefois, je dois reconnaître que le poste que j'occupe est lié à un niveau de diplôme et de connaissances sociales, mais il n'est pas axé sur les études, les concepts, les notions théoriques. Je n'ai aucun moment me permettant de prendre de la hauteur pour questionner ce que je fais, ou comment je le fais. Je suis dans  l'organisation, dans la co-construction, dans la recherche de financements, dans le maillage partenarial, et bien sûr dans le management d'une équipe. Cela fait maintenant plus d'un an que je suis sur ce poste. Il est certes très challengeant, mais il ne coche pas toutes les cases...

 

Lors du DEIS et du M2, j'ai énormément apprécié la recherche qui est un enseignement et une expérience commune à ces deux parcours. Afin de ne pas perdre cette dimension et toujours garder une réflexion conceptuelle et actuelle sur les différentes politiques sociales et/ou les enjeux sociétaux, j'ai décidé de devenir guide mémoire en parallèle pour les étudiants éducateurs spécialisés en 3ème année, et suis donc maintenant formatrice occasionnelle au sein de l'IRTS depuis avril 2025. J'ai également sollicité l'IRTS pour m'investir en tant que jury pour l'ensemble des formations, et serai donc aussi membre du jury blanc pour la formation DEIS.

 

Sans le M2, je ne suis pas sûre que j'aurais pu accomplir tout cela.

 

Sans le M2, je ne pourrais pas penser à une thèse éventuelle (je n'ai QUE 40 ans après tout...) GAËLLE

Conférence de rentrée 2025
Marie-Hélène Jacques

Professeure en sciences de l'éducation et de la formation, Université de Limoges

"Aux charnières des parcours d’éducation et de formation : propositions pour une analyse et une appropriation des transitions identitaires"

Affiche de la conférence du 17 septembre

 

bottom of page